- 2018 -

Travel #1 : Lac d’Oô (Haute-Garonne)

Pour certains, partir en randonnée c’est juste faire de l’exercice physique, pour d’autres il s’agit tout simplement de se vider la tête à l’air libre. Après avoir regardé la météo qui annonçait un samedi 13 octobre 2018 particulièrement chaud (30°C) pour la saison, j’ai décidé que cela le parfait moment pour se vider la tête après plusieurs semaines difficile. Vouloir se vider la tête OUI mais à condition de trouver le bon endroit pour ça. Après avoir faire quelques recherches durant la semaine, j’ai repéré ce sentier de randonnée, la GR10 qui partait d’Oô (Haute-Garonne, France). En regardant les avis, j’ai vu qu’ils étaient tous très positifs. Malgré le fait que cela se trouvait à cent kilomètres, j’ai voulu y aller et je n’ai aucun regret sur ma décision. 

Armé de son sac à dos et de mes chaussures de marche, je pars à la conquête de la montagne. L’objectif premier était d’arriver au lac, soit 2,5 kilomètres et une bonne heure de marche avec un dénivelé de quatre cents mètres. Etant parti sans manger, j’ai très vite ressenti le manque de sucre et après une petite pause et du sucre, je suis reparti à l’assaut de ma montagne. Les paysages étaient magnifiques, un silence de cathédrale régnait sur la vallée où seules les cloches des vaches résonnaient. Une pure merveille pour les yeux. Alors que je me rapprochais du lac, je suis tombé sur un cairn, puis plusieurs autour d’un pylône electrique.

Un cairn, ou montjoie, est un amas artificiel de pierres placé à dessein pour marquer un lieu particulier. On les trouve la plupart du temps sur les reliefs, les tourbières ou au sommet des montagnes. Ce terme est souvent utilisé en référence à l’Écosse, mais peut aussi être utilisé dans d’autres lieux. (source : wikipédia)

En arrivant au lac, un pont de pierre précédait le barrage, il était magnifique. Quant au ruisseau, la Neste d’Oô qui passait juste en dessous et qui donnait un cachet énorme avec ses petites cascades. Lorsque je suis arrivé sur le lac d’Oô, j’ai été ébahi par le calme qui y régnait et surtout par le vide autour du lac. On ne voyait que lui ! Son eau d’une couleur émeraude se reflétait au loin et une cascade de plus de deux cents mètres surplombait cette magnifique vue. C’était magique. 

Ayant atteint mon objectif et pensant que le sentier d’arrêtait là, j’ai été agréablement surpris de voir que le sentier continuait et longeant le côté du lac. N’étant pas très fatigué et après une pause repas au bord de lac, je me suis mis à prendre la route. Cette randonnée, qui à l’origine était seulement là pour me vider la tête, s’est transformée en une épreuve où je me suis testé moi-même. Le but n’était pas de réussir ce test mais plutôt de voir jusqu’où j’étais capable d’aller. En prenant ce sentier verdoyant, je me suis aperçu que le dénivelé n’était pas le même. Ce fut difficile de grimper sur le flanc de la montagne mais en arrivant au dessus, quelle vue !

La vue était magnifique et le chemin était de moins en moins escarpé. Les pierres formaient un chemin à l’image du chemin de brique jaune du pays d’Oz. L’eau ruisselait sur le sentier, et la pression augmentait. Je le voyais à la bouteille d’eau qui était compressée. L’herbe commençait à disparaître au profit de fougères qui recouvrait le flanc de la montagne. C’était paisible et aucun randonneur à l’horizon. J’étais seul avec la nature et mes pensées. Alors que le temps passait, je devais commencer à penser au retour avant la tombée de la nuit. Etant déjà 17h15, je me suis arrêté à une altitude d’environ 1830 mètres. J’étais encore loin de l’autre lac mais je ne voulais pas prendre de risque. Après une pause, posé sur un gros rocher, j’ai fait demi-tour et j’ai commencé ma descente. En arrivant à mon point d’arrivée aux Granges d’Astau, j’avais le sentiment d’une journée qui avait été très utile.. une magnifique journée en somme.

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Pour beaucoup être pion se résume seulement à surveiller les élèves à la cantine ou durant la récréation mais c’est faux. Être assistant d’éducation n’est pas toujours un boulot facile.